regardE-MOI : pour aller plus loin

Publié le par regardE-MOI

regardE-MOI se présente comme un projet d’un genre un peu particulier : ni tout à fait concert, ni spectacle, il s’agit plutôt d’une performance, conduite par la musique et par un texte écrit pour l’occasion. regardE-MOI invite à une interrogation sur la foi et la spiritualité, en 3 « tableaux » qui sont autant de regards portés sur Bach et sur la peinture abstraite de Mark Rothko. regardE-MOI emmène le spectateur sur un chemin parfois escarpé, qui le questionne sur sa relation à l’art à un moment où l’art semble parfois se substituer à la religion. C’est aussi un spectacle sur la mégalomanie et le dépassement que provoque le choix, pour un artiste, d’aborder un sujet plus grand que lui, Dieu en l’occurrence.

 

La musique dans regardE-MOI permet à l’auditeur de laisser courir son imagination. Les « Suites pour violoncelle seul » de Jean-Sébastien Bach, ont ces dispositions propres aux grandes œuvres qui font que leur interprétation n’est pas univoque. Elles sont certes des suites de danses, mais aussi une musique parfois abstraite, mystérieuse et souvent puissamment évocatrice d’une présence supérieure. Autrement dit, une musique idéale pour enflammer l’imaginaire et emporter l’auditeur ailleurs.

 

Le texte de regardE-MOI*, construit autour d’interrogations, est à la fois un fil conducteur et un moyen « d’égarer » le spectateur : pour le distraire de ses pensées, pour le conduire là où il ne pensait pas aller, pour capter son attention comme pour lui suggérer de prendre des chemins de traverse.  

 

La scénographie et la gestuelle sont une manière d’évoquer la ritualité qui entoure la religion comme l’art aujourd’hui. De même que l’on « joue » Bach, dans regardE-MOI, on  « jouera » Rothko, sans montrer ses toiles, mais en les traduisant par la lumière, les matières. Quant au travail gestuel propre à ce projet, il donnera une consistance charnelle à ce propos spirituel. 

*NB : le texte est disponible sur simple demande

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